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Léviathan, Paul Auster |
Maria, personnage du roman Leviathan, est
inspirée directement de Sophie Calle. Hormis la différence
de couleur de cheveux, elles se ressemblent. Sophie, lors de sa rencontre
avec Maria, a décidé de réaliser les quelques excentricités
que Paul Auster lui avait rajouté. Et ce que Maria avait fait tout
comme Sophie a été reproduit dans le coffret Doubles-Jeux.
Voici le pacte qui les unit :
"La règle du jeu".
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"La règle du jeu", in Doubles Jeux, 1998, éd.
Actes Sud.
Cependant, quelques imprécisions se sont glissées dans le texte, pour les besoins de la fiction. Sophie les corrige consciencieusement. Après tout, c'est d'elle qu'on parle...
"De l'obéissance", in Doubles-Jeux, Sophie Calle
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"New-York, Mode d'emploi" |
Sophie Calle, pour prolonger son expérience
avec la fiction, demande à Paul Auster de lui écrire un roman
qu'elle pourra suivre à la lettre pendant un an. En guise de réponse,
il lui envoie des instructions pour améliorer la vie à New-York.
Objectifs : sourire, distribuer sandwichs et
cigarettes, discuter avec les gens et s'approprier un lieu public. Son
choix s'est porté sur une cabine téléphonique. Décorée,
avec à disposition victuailles, les passants et utilisateurs sont
invités à laisser leurs impressions. Sophie y passe une heure
par jour, pour prendre des photos et monter la garde.
Sourire :

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Toujours pour faire comme Maria, Sophie Calle passe des journées placées sous le signe d'une lettre.
"Pour faire comme Maria,
j'ai choisi de réunir dans une seule action tous les noms commençant
par la lettre W que j'ai trouvés dans un dictionnaire Harrap's de
poche français-anglais, page 321, et j'ai passé la journée
du samedi 14 mars 1998 sous le signe du W."
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in De l'obéissance, Actes Sud, 1999.
C comme Calle et Calle au cimetière
Il ya six ans mon père et moi sommes devenus propriétaires d'un caveau au cometière du Montparnasse. Je me souviens que nous avons longuement hésité entre une tombe située au premier rang d'une allée principale et celle que nous avons finalement choisie car elle était un peu plus cachée, sans être toutefois trop solitaire ; nous y serions moins dérangés. De plus, elle était accolée au moulin du cimetière et il y avait un banc pour nos éventuels visiteurs. Depuis le banc a disparu, mais, une fois l'an, j'ai pris l'habitude de me rendre sur notre tombe, afin de me familiarise avec les lieux.
Pour faire comme Maria, j'ai
passé la journée du lundi 16 février 1998 sous le
signe de C de Cimetière.

Clopin-Clopant, Cheminons, Complices, du Côté de Cette Concession au Cimetière Circonvoisin et Causons du Courroux Céleste, sans Craintes des Caprices du Calendrier. Céans, pour Conjurer une Citation à Comparaître devant la Camarde et nous Concilier la Clémence des Cieux, Choquons nos Coupes de Champagne, Convenant Combien la Chance nous a Comblés. (...) Conformément aux Conventions, Consacrons en Catimini Chrysanthèmes et Camélias ce Cénotaphe, Calligraphiant à la Craie Ce Communiqué Comme un Congé Courtois : Ciao, Ciao...
in De l'obéissance,
Actes Sud, 1999.